Etudier à l’étranger après le bac

Etudier à l'étranger est un projet intéressant et enrichissant à la fois sur le plan personnel et sur le plan professionnel. Passer quelques mois ou plusieurs années à vivre et à étudier dans une université à l'étranger, c'est l'assurance de maîtriser une nouvelle langue, l'occasion de développer des capacités d'adaptation, et c'est une source de grande richesse et d'ouverture culturelle. Ce type d'expérience est particulièrement apprécié par les employeurs.

Il faut tout d'abord distinguer plusieurs types de projets possibles :

  • L'échange universitaire : dans le cadre de ses études dans un établissement en France, effectuer une mobilité d'un semestre ou bien d'une année entière dans une université à l'étranger. Ce type de mobilité est encadré par des conventions que l'université ou l'école en France a pu conclure avec certaines universités d'autres pays. Les parcours et les cours suivis pendant la mobilité sont choisis en cohérence avec la formation suivie en France ; ils permettent d'obtenir des crédits ECTS et comptent pour l'obtention du diplôme en France. L'étudiant n'obtient pas dans ce cas de diplôme de l'établissement étranger. Depuis plusieurs années, la mobilité à l'international est devenue presque systématique dans les écoles d'ingénieurs et les écoles de commerce. Pour les étudiants à l'université, elle est en nette progression grâce notamment au programme européen Erasmus qui concerne 33 pays européens. Cette mobilité s'effectue généralement en milieu ou en fin de parcours d'études.
  • Le double diplôme : l'étudiant est dès le départ admis dans un programme intégré qui lui permet d'obtenir deux diplômes : celui d'un établissement en France et celui d'un établissement à l'étranger. Ce type de parcours concerne principalement des diplômes de niveau master. L'étudiant suit en général un parcours d'études dont une partie se déroule en France et une autre à l'étranger.
  • Partir étudier dans une université à l'étranger directement après l'obtention de son bac. La totalité du cursus sera suivie dans le pays d'accueil. Il s'agit d'un projet plus contraignant car non encadré : l'étudiant doit faire ses choix et doit organiser lui-même l'ensemble de son séjour tout en assumant une part de risque liée à une moins bonne connaissance du pays d'accueil. Ce projet doit être mûrement réfléchi et soigneusement préparé. Pour ce type de projet, pour chaque université et chaque pays d'accueil retenus, l'élève doit en particulier s' informer sur les éléments suivants :
  • Le coût de la vie dans la ville et le pays d'accueil, l'accès au logement pour les étudiants, le transport, l'assurance maladie...
  • Le coût de la scolarité pour les études et l'université choisies, ainsi que les bourses éventuellement existantes ; dans tous les cas, il faut s'assurer de pouvoir subvenir à l'ensemble des coûts de scolarité et de vie pendant plusieurs années.
  • Le système universitaire du pays d'accueil, la réputation du diplôme et sa valeur sur le marché du travail local, en France ou ailleurs. La situation peut être différente par rapport à la France. Par exemple, un cursus en commerce est plus valorisé en France lorsque le diplôme est obtenu dans une école privée alors qu'en Grande-Bretagne, les diplômés dans ce domaine sont plus recherchés lorsqu'ils ont étudié dans des universités publiques.
  • L'équivalence des diplômes. Même au sein des pays européens, la reconnaissance des diplômes n'est pas automatique. Cela dépend des champs disciplinaires. L'exercice d'un métier dans le domaine de la santé, par exemple, est soumis en France à une équivalence spécifique des diplômes.
  • S'assurer d'avoir un niveau de langue suffisant pour pouvoir suivre des études dès les premiers jours et les premières semaines après votre arrivée, afin de ne pas prendre de retard.

S'in-for-mer... bien en amont

Il est important de s'informer et de commencer les démarches dès la classe de première. Toutes les démarches nécessitent du temps ; les choix de la filière et de l'université ainsi que le travail de maturation d'un tel projet ne doivent pas se faire de manière précipitée.

L'envoi des dossiers d'inscription aux universités à l'étranger doit en général se faire en ligne au plus tard en janvier, voire début février pour une rentrée qui a lieu en général fin août ou bien début septembre. Les principaux documents habituellement demandés pour le dossier de candidature sont :

  • La certification pour la langue des études. Pour l'obtenir, consultez le paragraphe spécifique ci-dessous. Il ne faut pas attendre la classe de terminale, pendant laquelle l'élève a une charge de travail plus importante et les délais sont plus courts, pour passer les certifications nécessaires pour les langues. L'idéal est de le faire pendant l'année de première.
  • Les relevés de notes de lycée : il ne faut pas hésiter à contacter l’administration du lycée pour d'éventuelles traductions des bulletins et pour obtenir un « school profile », décrivant le caractère sélectif particulier de l’établissement Louis-le-Grand avec un tableau de correspondance avec des notes plus réalistes et plus proches de celles du BAC.
  • Les lettres de recommandation : elles sont très souvent demandées et il convient de solliciter les professeurs des matières pertinentes pour le parcours envisagé, qui sont susceptibles de vous soutenir. Elles doivent généralement être rédigées en anglais et envoyées directement par les professeurs à l'université où vous souhaitez vous inscrire.
  • Une lettre de motivation d'une page ou deux, qui doit être personnelle et qui doit soigneusement expliquer le choix de l'université et de la filière pour les études envisagées.

Ne pas oublier APB…

Les candidatures pour des études post-bac à l’étranger ne passent pas par la plate-forme d’admission post-bac APB. Selon les cursus et les universités étrangères visés, les réponses concernant l’admission peuvent intervenir tardivement, en juillet ou même en août. Il est donc vivement recommandé d’effectuer en parallèle des vœux d’orientation sur APB et de suivre la procédure APB tant que l’on n’a pas de réponse positive et ferme d’une université à l’étranger. En cas de réponse positive de la formation à l’étranger, il conviendra naturellement de se désister soit en démissionnant d’APB, soit en avertissant l’établissement français dans lequel on s’est inscrit (selon la date à laquelle la décision d'admission est connue).

les tests de langue

Pour la certification du niveau en anglais, il existe principalement deux tests qui peuvent être demandés par les universités d'accueil : l'IELTS (International English Language Testing System) est l'un des principaux examens organisé par le British Council et l'université de Cambridge. Il est essentiellement demandé en Grande-Bretagne, mais également pour une partie des universités canadiennes et australiennes. Il faut s'adresser au British Council.

  • A savoir : en 2017 à LLG, il est possible, pour tous les élèves de première et de terminale, de passer l’IELTS au lycée, les frais restant cependant à la charge des familles.

Il existe également une certification américaine administrée par l'organisation américaine ETS. Il s'agit du TOEFL (Test Of English as a Foreign Language). Il est demandé principalement par les universités américaines et certaines universités canadiennes. Pour tout renseignement, cliquer ici.

Pour l'espagnol : il est également possible de certifier son niveau en espagnol.

La certification du niveau d'allemand doit être faite auprès de l'Institut Goethe.

Autres liens utiles

Pour obtenir des informations pratiques et très utiles sur chaque pays, consulter les dossiers pays pour aller étudier à l'étranger de l'Etudiant.

Chaque année, à la fin du mois de janvier, un salon "Partir Etudier à l'Etranger" est organisé à Paris par l'Etudiant. De nombreux acteurs pour la mobilité à l'international et des représentants de nombreuses universités étrangères y participent et peuvent vous apporter des informations très utiles.