Les classes préparatoires à LLG

Structure pédagogique

Classes préparatoires scientifiques
  • Première année (Sup') : 6 classes
    • 4 classes de MPSI : dominante mathématiques et physique, option sciences de l’ingénieur (SI) ou informatique (I).
    • 2 classes de PCSI : dominante physique et mathématiques, option chimie (C) ou sciences de l’ingénieur (SI).
  • Deuxième année (Spé') : 9 classes (4 classe de MP* et 1 classe MP avec les options SI ou informatique, ainsi que 3 classes de PC* et 1 classe de PSI*). Les classes étoilés préparent plus particulièrement aux concours des Ecoles normales (ENS) et de l'Ecole Polytechnique.
Classes préparatoires littéraires
  • Première année : 2 classes de Lettres Supérieures (Hypokhâgne)
  • Deuxième année : 2 classes de Première Supérieure classiques (Khâgne Ulm) ; Spécialisations possibles : philosophie, histoire-géographie, lettres classiques, lettres modernes, allemand, anglais, espagnol.
Classes préparatoires ECS - voie scientifique
  • Première année : 1 classe (ECS 1)
  • Deuxième année : 1 classe (ECS 2)

(presque) tout savoir sur les classes "prépa"

Ne manquez pas la réunion d’information que la FCPE organise chaque année fin septembre ou début octobre sur les classes préparatoires et les filières présentes à Louis-Le-Grand (Scientifiques, Économiques et Littéraires) : vous saurez tout sur la structure des classes, les programmes et options, les concours et débouchés, avec des témoignages d’étudiants et de parents.

L'entrée en classe préparatoire

Votre enfant a choisi de s’inscrire en CPGE au lycée Louis-le-Grand. Les conditions de travail y sont privilégiées et les étudiants s’attachent en général très vite à l’ambiance faite d’émulation et de solidarité.

Quelques conseils...

Votre enfant doit se mettre au travail dès le début de l’année, savoir rapidement s’organiser et avoir un rythme régulier et soutenu. En effet, les DM (devoirs à la maison), DS (devoirs surveillés) et khôlles (interrogations orales) commencent très vite. En prépa, il consacrera beaucoup de temps à son travail – en moyenne 60 heures par semaine (entre 30 et 35 heures au lycée, 15 heures à la maison en semaine, 10 heures le week-end) – et aura besoin de tout son temps libre pour « souffler ».

​À vous d’assurer la logistique !

Restez cependant vigilants tout au long du parcours : le programme est lourd et la deuxième année est écourtée car les concours commencent autour de la mi-avril. Il ne faut donc pas perdre de temps.

Ne vous formalisez pas pour les notes

Les notes seront d’emblée nettement moins « bonnes » qu’en terminale. Voyez-y le souci, pour l’enseignant, de préparer du mieux possible les étudiants aux exigences des écoles auxquelles ils prétendent. Par sa notation, proche de celle des concours, il permet à chacun de s’évaluer par rapport à ses objectifs.

​La note devient une borne sur le chemin à parcourir ; même si le chemin est jugé long, ce qui compte c’est l’arrivée ! Les étudiants ne sont pas toujours préparés à commencer l’année avec 2 en maths, en latin ou français ! Ces notes ne sont pas le signe d’un échec. Encouragez votre enfant à faire le point rapidement avec ses enseignants : il sera probablement surpris de les trouver beaucoup plus confiants que lui dans ses capacités. Il est important de ne pas laisser s’installer le doute ou le découragement, pour éviter de perdre pied et d’accumuler un retard difficile à rattraper.

Restez attentif et réagissez rapidement

Si l’entretien révélait que l’élève s’était trompé de voie, il serait encore temps pour lui, avec l’accord du conseil de réorientation, de bifurquer vers une première année d’université.

Une logique de concours et non plus d'examen

L’entraînement, collectif, crée beaucoup de solidarité entre les étudiants, mais aussi beaucoup de tension à affronter individuellement : le fameux « stress » des prépas, qui doit devenir un moteur puissant, et non conduire à l’isolement, à la dévalorisation et au blocage. Le nouvel environnement de votre enfant doit l’encourager à conserver une vie collective et une existence active « hors études ». Cependant, s’il est facile à Louis-le-Grand d’avoir une vie culturelle riche, conserver une pratique sportive, même de simple détente physique, est plus difficile. Le lycée offre néanmoins certaines opportunités (heures de piscine ou de gymnase, par exemple) que trop peu d’étudiants utilisent.

Nouveau statut, responsabilités nouvelles

Toujours élève de lycée, votre enfant est cependant désormais étudiant ; même lorsqu’il n’est pas majeur à son entrée en 1ère année, il est devenu l’acteur privilégié de sa scolarité. Il devra s’habituer à anticiper et à prendre des initiatives : solliciter un rendez-vous avec ses enseignants, se faire expliquer telle ou telle procédure par l’administration, etc. Vous continuerez à l’aider et à l’épauler, mais avec plus de recul.

Les concours des grandes écoles


La FCPE Louis-le-Grand organise tous les ans, au mois de décembre, une rencontre sur le thème des concours destinés aux classes préparatoires des filières représentées dans le lycée : scientifiques (MP, PC, PSI), littéraires et commerciales. Plusieurs sujets sont à l’ordre du jour de cette réunion :

  • Les modalités d’inscription dans les différentes filières et les groupes de concours que chacune des filières permet.
  • Les particularités de tel ou tel groupe de concours, en matière d’épreuves orales par exemple.
  • Les différentes étapes des concours et leurs particularités.
  • Les conseils pratiques pour bien aborder cette période difficile et aider nos enfants dans ce moment particulier, ainsi que des témoignages de parents et d’étudiants ayant récemment passé les concours.

Inscription cumulative à l’université

Il n’est pas toujours possible d’anticiper la réaction de votre enfant au « régime CPGE ». Certains étudiants peuvent abandonner en cours de première année, d’autres ne peuvent pas ou ne veulent pas poursuivre en 2ème année. L’inscription cumulative (ou parallèle) à l’université permet de valider les semestres de classe préparatoire. L’étudiant pourra ainsi poursuivre un cursus à l’université sans passer par la case « départ ».

Il faut savoir par ailleurs que les conseils de classe de CPGE certifient les cours suivis par l’étudiant en précisant l’équivalent en termes d’ECTS (European Credits Transfer Scale). Ces certificats ne sont pas toujours suffisants pour que les universités reconnaissent le niveau acquis par l’étudiant et autorisent son inscription dans une formation adaptée (par exemple en 3ème année de licence après 2 années de CPGE).

Depuis la rentrée 2015, une loi (loi ESR de juillet 2013) oblige les étudiants en CPGE à s’inscrire parallèlement dans une université partenaire de leur lycée (cette inscription dispensant de l’obligation d’assiduité à l’université). Le but est de faire jouer le système des équivalences et de faciliter les parcours des étudiants en cas de réorientation.

Le lycée Louis-le-Grand a signé des conventions avec les universités suivantes : Paris VI (UPMC Jussieu) et Paris Sud (Orsay) pour les filières scientifiques, Paris Sorbonne I, III et IV ainsi que Paris VII (Diderot) et Paris X (Nanterre) pour les filières littéraire et ECS, Paris IX (Dauphine) pour les ECS. Une convention partielle est signée avec Paris V (Descartes). Il est parfois possible de s’inscrire à titre individuel dans son université de proximité (en province notamment).

L’inscription cumulative se fait après la rentrée en CPGE  : les étudiants seront informés des modalités et calendriers d’inscription par l’administration.

Dans tous les cas, l’université reste maîtresse de la décision. Il ne s’agit en aucune manière d’équivalence « universelle », mais d’une dispense d’études valable dans la seule université qui l’a accordée.

A savoir : les étudiants boursiers payent des frais d’inscription à l’université réduits (de l’ordre de 5 à 10€)